Utopie

Utopie Nudeen Léone Boukraalogo nu 3Nu&Un
« Nu » pour la paix
Et « Un » avec la nature
Ce sont des vêtements qui déshabillent

Les vêtements peuvent porter un message et rassembler dans le monde entier des personnes partageant une même idée… Malgré les différentes cultures, races et religions qui nous différencient, ce vêtement avec l’image de nudité est porté pour nous rappeler que nous sommes tous pareils, nous sommes tous nés nus et nous sommes tous dépendant de la nature. Ce vêtement est une volonté de s’unir pour la paix dans le monde et pour vivre en symbiose avec la nature.

Comment? En faisant l’expérience de porter sa nudité sur son vêtement, pour faire l’expérience d’une paix intérieure. Car quand on porte sa nudité sur un vêtement, on se sent d’une certaine nudité: porter sa nudité nous oblige à faire taire notre petite voix intérieure qui censure, qui juge… pour nous sentir plus serein face à notre nudité exposée.
Ce vêtement en fait, est une volonté de rejeter psychologiquement certaines valeurs de cette société et de ce monde qui nous influence négativement. Cette société qui nous a appris à nous juger nous même et à juger les autres, jusqu’au point de créer des conflits entre personnes et à plus grande échelle, des guerres.

Les Nudéens sont donc les personnes qui portent leur nudité sur un vêtement pour manifester pacifiquement leur désir de fonder une autre société.
 
Utopie Nudeens Léone Boukraa

Le projet est porté par l’Association à but non lucratif Nu&Un, siégeant rue Papin à Mulhouse.
Nu&Un est un projet qui tente de croiser des approches esthétiques et sociales autour de la question du corps. La réflexion menée chez Nu&Un est une tentative d’exploration de la notion de nudité – nudité du corps : dé-faire ses habits ; et nudité de l’âme : se défaire de ses habitudes, ou de ces habitudes socialement construites qui ont pour noms « race », « religion », « genre », « statut social ». La question centrale, ici, est de savoir par quels biais, par quelles formes politiques, culturelles, sociales, artistiques, il pourrait être possible de reconstruire un lien social qui soit, plus qu’un simple « vivre ensemble », un « créer » et un « agir » ensemble, par-delà les particularismes.

Le mode d’expression que nous privilégions, à Nu&Un, est celui d’interventions artistiques et sociales volontaires et bénévoles.

L’activité de création artistique de l’association Nu&Un a pour champ d’expression la création textile sous toutes ses formes. Parallèlement à cette activité d’invention et de production, nous mettons en place des interventions volontaires et bénévoles, à l’image du projet « Nudéen ».
uferLe projet « Nudéen » est le projet qui exprime le mieux la philosophie et l’engagement de Nu&Un. L’objet artistique autour duquel se contruit ce projet est un vêtement imprimé, dont le motif est le corps nu de la personne qui le porte – de telle sorte que le vêtement, dont la fonction sociale première est de cacher notre nudité, en devient l’exposition publique. Chaque vêtement, étant imprimé d’après le corps de son porteur, est unique. L’oeuvre est singulière, parce que son porteur est singulier. La déambulation dans l’espace public devient acte artistique, le porteur invite le spectateur à voir son corps comme on verrait une oeuvre d’art – c’est-à-dire avec respect et délicatesse.

Chaque être humain se présentant dans sa nudité, au-delà du dénudement du corps ce sont les habits sociaux qui s’évanouissent : les corps projetés et rendus publics ouvrent un espace d’égalité, dans lequel les distinctions sociales et les particularismes ne peuvent plus faire sens. Pour le projet « Nudéen », les oeuvres d’art produites exigent donc d’être mises en mouvement ; et la performance artistique devient complète lors des déambulations organisées dans les rues par nos volontaires, habillés par leurs propres corps imprimés.
fouleA Strasbourg, ville cosmopolite, l’association a ainsi proposé des déambulations de volontaires habillés de leur propre vêtement « nudéen », pour interroger les dynamiques par lesquelles les liens humains peuvent se nouer au-delà des différences d’origines. En faisant resurgir les corps cachés – comme une nature qui n’attendrait que de sortir des anesthésies  voulues par nos cultures – l’objectif de l’association est de faire vivre une unité humaine profonde, par-delà nos diversités culturelles.
foule_IICet évènement a été précédé par la prise de photographies des corps nus, et par la création des vêtements. Le projet a commencé en 2009. En 2013, c’est grâce à deux subventions de la région Alsace et du Centre Régional des Œuvres Universitaires et Scolaires que nous avons pu réaliser notre performance dans plusieurs lieux publics à Strasbourg.
D’un point de vue technique, nous utilisons un plotter pour découper de petits points, ce qui permet d’imprimer un dessin unique du corps sur l’intégralité d’un vêtement tout en gardant son élasticité et sa souplesse.

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Ce projet est la meilleure illustration de la volonté de l’association : manifester et renforcer le sentiment de ce qui nous réunit, à travers des déambulations de plusieurs volontaires ; partager et développer l’idée selon laquelle les diversités peuvent se fonder en une unité constructive ; interagir avec le public, qui est invité à ne pas pouvoir se contenter d’un rôle de spectateur passif ; conserver l’expérience en photographies et y inclure le public dans toute la diversité de ses réactions.

ufer_II_nbDossier complet ici: Nudéens

lien nouveau site:
www.nudeen.fr

Contact:

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Mémoire Utopie

Intéressée par les questions sociales d’actualité et de prise de conscience du monde réel dans lequel nous vivons et focalisée sur le rêve, les idéaux, mais aussi le quotidien et l’apparente apathie face aux drames planétaires qui nous entourent (guerres, injustices sociales, gaspis des ressources naturelles…), mes préoccupations m’ont conduit à m’intéresser à l’harmonie.
Je concevais l’harmonie, comme une tentative de concilier les contraires, tant au niveau personnel que sociétal. En fait j’étais dans une démarche philosophique et utopiste, je me suis intéressée au nombre d’or, aux fractales dans la nature, à la quadrature du cercle, aux mandalas, à l’Homme de Vitruve, au philosophe Plotin, Pythagore, à l’inconscient collectif de Jung, à la méiose, à l’ADN, au microscopique et macroscopique, au chamanisme, au rêve éveillé libre, à la médecine anthroposophique. Puis, en même temps je m’intéressais aux utopies, aux mouvements étudiants de 1968, à la permaculture, au mythe de l‘homme originel dans les religions…
On peut dire que le changement radical et la possibilité du changement est un axe qui me préoccupe. C’est pour cela que je me suis intéressée à l’utopie.

L’utopie est une projection mentale sans contraintes d’une société imaginaire censée répondre à des problèmes réels et ayant à priori le bonheur commun pour objectif.
Le théâtre, le cinéma, la littérature, l’architecture, la musique, la danse, tous les arts expriment une utopie. Ils permettent comme l‘art: non seulement de montrer comment est le monde, mais aussi pourquoi il est ainsi, et comment on peut le transformer.
Alors que l’utopie a pour vocation de projeter un idéal social et non de le réaliser.
L’ouvrage de Yona Friedman appelé « utopie réalisable » étudie comment concrétiser une utopie.

Quelle utopie pour le monde d’aujourd’hui et comment la mettre en œuvre?

« Les nouveaux chiens de garde » présentent le pouvoir et les médias, journalistes et experts comme gardiens du pouvoir en place. Ils ne remettent pas le système en place pour l’améliorer et veulent au contraire garder le pouvoir et leurs avantages.
Se foutant ouvertement de la gueule du peuple, la solution serait de faire à nouveau une révolution. Mais ils sont organisés et partout. Ils sont au pouvoir, ils contrôlent l’information. Il y aurait beaucoup de personnes à écarter du pouvoir, qui ne se laisseraient surement pas faire, du coup les conséquences pourraient être comme en 1789, très sanglantes.
Je ne veux pas de cela, je pense que la révolution si il doit y en avoir une, doit se faire dans la joie. Car la colère n’apporte jamais rien de bien. Elle empêche de se contrôler et provoque des actes irréparables, violences, destructions, erreurs, terreurs… Le cas de 1789 ou 1968 en sont des exemples. Les révolutionnaires opéraient de la même manière que leurs ennemis ne donnant pas envie aux plus réfléchis de s’allier au mouvement.
Il faudrait une révolution communicatrice qui donne envie aux gens de s’allier au mouvement. Et que l’ambiance (joyeuse) permette aux gens de maintenir l’effort sur le long terme pour changer le système profondément.

Comment créer une révolution joyeuse, créatrice et sur le long terme?

En convoquant tous les corps artistiques, en donnant les clés à chacun pour s‘exprimer dans un ou plusieurs arts. Que tout le monde puisse développer son imagination et avoir de nouvelles idées pour cette société. Tous les arts devraient être gratuits et mis à la portée de tout le monde.
Abolition du droit d’auteur, copyright, brevet et mise à disposition gratuite et libre de toute forme de création, savoir faire et innovation technique.
La création se ferait idéalement dans des lieux ouverts ou dans la rue sans limite entre le public et les artistes, pour que l’échange soit possible. Il faudrait que les artistes donnent une plus grande part à la participation du public. Jusqu’à les laisser faire ensuite pour qu‘ils créent à leur tour.
Il faudrait que la société toute entière soit transformée pour permettre la diffusion des idées.
DIFFUSION DES IDEES
Par exemple utiliser les rues des villes pour diffuser et partager des idées: rue de l’utopie (toutes les utopies et les idées se rapportant à ce sujet), rue de la liberté… Renommer les rues en fonction des besoins de la société pour se construire. On se promènerait dans les rues pour lire les idées des autres et donner les nôtres. On visiterait d’autres villes pour voir les idées de ses habitants, qu’est-ce qu’on pense dans le sud, dans le nord…
Les journaux, pourraient être utilisés pour collecter et transmettre les idées de ces lecteurs.  Les journalistes trieraient les messages de ces lecteurs et écrire des papiers avec ou les inscrire intégralement.
Les moyens de communications comme la Poste pourraient être gratuits: le remplacement du timbre par une idée inscrite sur l’enveloppe par exemple. Les boites aux lettres pourraient être un réceptacle d’idées.
Il faudrait repenser tous les corps sociaux.
Les transports pourraient être gratuits pour permettre la diffusion des idées et des gens qui les transportent, permettant le regroupement et la fusion des idées. Les voyageurs pourraient participer en échange de la gratuité à prendre soin du matériel, ranger, nettoyer après leur passage pour réduire le temps de travail des agents qui assurent le transport.
Le but étant de libérer tous les corps sociaux, pour leur permettre d’avoir du temps pour se consacrer à la vie politique et à leur rôle de citoyen.
Si les politiques n’ont jusqu’à maintenant utilisé leur fonction que pour se créer des avantages et garder le pouvoir, nous devons leur retirer et le redonner à chaque citoyen. Autrement dit il n’y aurait plus de pouvoir du tout, plus de dirigeants, plus d’autorité.
La démocratie et ses idées d’égalité, de fraternité et de liberté sont corrompues par le pouvoir et l’argent. Car ces deux choses excitent les bas instincts de l’homme…
Il faudrait effectuer un temps d’arrêt de la production et de toute forme de travail afin de réfléchir.
Au moins dans un premier temps, pour avoir le temps de réfléchir et trouver des solutions au sens de la vie et le rôle de l‘humanité. Tout ce qui serait produit serait réduit au strict nécessaire. Remettant en marche les entreprises jugées nécessaires.
La seule solution serait donc d’abolir le pouvoir et l’argent totalement.
Faire signer un contrat à chaque citoyen l’engageant à fournir un temps minimum de travail pour faire fonctionner cette société et en échange il pourrait jouir de tous ces services gratuits. L’abus ou le non respect des règles conduirait à son exclusion, par exemple.
Les tâches ingrates ou difficiles seraient ré imaginées, redistribuées.
Par exemple, les personnes qui voudraient aller au restaurant devraient se faire à manger eux-mêmes. une nouvelle voiture ou une maison n’auraient qu’à la faire elle-mêmes, elles pourraient apprendre comment la faire et jouir du résultat d’autant plus que c’est elle qui l’auront fait et qu’elle en auront vu toutes les étapes difficiles.
Le recyclage et la réparation seraient d’usages.
Les logements seraient gratuits également.
La nourriture aussi, disponible dans les supermarchés.
On encouragerait la préservation de la nature en développant tous les transports non polluants libres et gratuits. Les produits et machines polluantes seraient payantes quant à elle moyennant plus d’heures de travail dans des postes écologiques contrecarrant les conséquences de la pollution.
Le travail serait repensé stimulant et écologique.
Les villes et leurs rues seraient réaménagées en jardins ou pousseraient les légumes et vivraient des animaux. On pourrait utiliser la technique de la perma culture qui est longue à mettre en place, créant un microcosme dans son jardin ou vivraient en harmonie plantes et animaux, chacun ayant sa fonction de régulation, mais qui permet ensuite presque pas de travail.
Si tout était gratuit, les choses si chères qui ont de la valeur à nos yeux actuellement perdraient peut être de leur engouement. Je pense au caviar, que l’on aime peut être seulement parce qu’il est rare et cher.
On pourrait aller au cinéma gratuitement, il n’y aurait qu’une personne qui travaillerait projetant le film. Le personnel serait très réduit car il n’y aurait pas besoin de récolter et compter l’argent ou faire le ménage par exemple. Les citoyens auraient pour obligation d’être propres et de ranger après leur passage pour que le personnel du cinéma ait le moins de travail possible et donc qu’il puisse jouir d’un temps libre maximal.
Chacun aurait un temps minimum de travail à effectuer, avec un roulement très rapide pour connaitre toutes les conditions de travail et apprendre sans cesse. Pouvoir améliorer les conditions ou avoir une vision globale des choses et pouvoir transformer la société en mieux. Ou même se mettre à la place de celui qui travaille pour éveiller les consciences. On pourrait effectuer ce travail librement dans le temps. Par exemple, il pourrait se faire étalé sur plusieurs journées, ou une journée chargée, plusieurs mois ou années pour jouir ensuite de périodes de liberté plus au moins grandes adaptées au désir de chacun.
Pour les métiers qui mettent du temps à s‘apprendre comme le métier de médecin, on apprendrait depuis petit, à l’école comment se soigner individuellement par les plantes, pour que le médecin ait peu de travail et qu‘on lui rende sa liberté. C’est connu, il n’y a pas meilleur médecin que soi même. On pourrait utiliser la connaissance des chamans pour devenir tous chaman ayant le savoir des plantes pour pouvoir se soigner seul.
L’éducation et le système éducatif seraient transformés. On apprendrait à développer l’autonomie de chacun, à être libre totalement aussi bien dans l’esprit et dans le corps. On nous donnerait les clés pour être toujours heureux et joyeux. On apprendrait à s’exprimer dans les arts.
On apprendrait l’empathie pour prendre toujours soin des autres. Le but de chacun étant de prendre soin des autres et de la société. De vouloir toujours le bien. Le but de l’éducation ne serait plus de transmettre le progrès mais les clés du bonheur et de la sagesse.
Il faudrait penser comment entretenir la recherche.
Mais dans un monde où chacun serait heureux et voudrait le bien des autres ne pouvons nous pas imaginer que les hommes tomberaient moins malades, qu’ils resteraient plus jeunes plus longtemps…
Actuellement, pour des questions économiques, la population est empoisonnée doucement par les produits chimiques introduis dans les aliments.

Rêve

 » Le mot “reve” a plusieurs significations, dont celle d’“aspiration”. Ce que l’on “reve”
d’etre peut etre ce que l’on aspire a etre. En realite, nous pouvons, semble-t-il,
devenir seulement ce que nous pouvons imaginer etre. Et, dans un sens encore plus
positif, nous pouvons devenir pratiquement tout ce a quoi nous aspirons si nous
sommes capables de fixer notre attention sans relache.
Nous sommes ce que nous pensons etre et nous pouvons devenir ce a quoi
nous aspirons.
Un autre sens du mot “reve” est celui d’imagination, comme dans les “reves eveilles”.
Ce sens correspond a celui d’aspiration, hormis le fait que l’aspiration a plus a voir
avec l’intention, tandis que le reve eveille a plus a voir avec la reception des idees.
Nous pouvons devenir ce que nous pouvons imaginer.
Le mot “reve”, dans une autre acception, se refere au type d’images et d’histoires
auxquelles nous sommes confrontes dans le sommeil et dont nous nous souvenons
au reveil. Ce type de reve peut etre divise en plusieurs categories :

1. les transmissions psychiques
a. par autrui, mort ou vivant
b. ou se rapportant a des evenements dans le temps passe, present ou futur
2. les associations d’images ordonnees ou dues au hasard que nous avons
experimentees dans la vie reelle (en etat d’eveil).
Le mot “reve” peut aussi signifier un etat d’abstraction, ou de transe. « 

Conscience élargie et utopie

Indissociable des recherches menees, des le debut des annees 1960, par Timothy
Leary et Richard Alpert, enseignants au Departement de psychologie de l’Universite
de Harvard, l’interet scientifique pour les effets des psychotropes revet le caractere
utopique propre a cette periode. Bien loin des experiences marginales et souvent
tenues secretes des generations precedentes – l’usage des drogues n’est pas nouveau    
–, il ne s’agit plus ici d’aborder la question par un discours essentiellement
metaphorique ou par l’etude distanciee des rituels ancestraux, mais de revendiquer
librement et pour chacun le droit d’acces a une conscience  » elargie « , jusque-la
bridee par les limites de la technologie et de la science, et par un faible tropisme
a l’egard des cultures non occidentales. De la fameuse notion de ≪ village global ≫
developpee par Marshall McLuhan, dont la pensee visionnaire place l’homme au centre
et en tout point des nouveaux reseaux de communication dans un monde reformule
par la technologie, a l’interet massif qu’elles manifestent pour les philosophies
orientales, les annees 1960 sont bien celles d’une tentative de restauration de
l’equilibre originel des sens dans l’unite cosmique. C’est dans ce contexte qu’il faut
comprendre la liberte de ton adoptee dans ces echanges epistolaires, prefigurant
l’adhesion de masse de la jeunesse a l’idee d’elargissement de la conscience, quete
de l’infini interieur, a rebours de celle, ultime etape franchie par l’appropriation du sol
lunaire en 1969, de l’immensite du cosmos.
En 1964, il revient a Timothy Leary, Ralph Metzner et Richard Alpert de combiner
habilement, dans leur fameux livre The Psychedelic Experience. A Manual Based on
the Tibetan Book of the Dead, la caution scientifique et la dimension spiritualiste.
Le voyage de la mort, revele dans le livre sacre sur lequel s’appuie le  » manuel « , sert
de point d’ancrage a une analyse comparative entre les effets du LSD et les differentes
phases ( » Bardo ») experimentees lors de l’etat transitoire entre mort et renaissance.
Le livre s’ouvre sur un hommage a Aldous Huxley, l’un des premiers a avoir decrit
de facon precise, distanciee (dans The Doors of Perception, 1954) son experience avec
des drogues hallucinogenes – dans son cas, de la mescaline – et a avoir eclaire
la connaissance de ses effets, dont l’un des plus frappants est ainsi resume :
 » […] l’oeil recouvre en partie l’innocence perceptuelle de l’enfance, alors que
le “sensum” n’etait pas immediatement et automatiquement subordonne au concept.
L’interet porte a l’espace est diminue, et l’interet porte au temps tombe presque
a zero.  »
Mais la ou chaque pas supplementaire dans l’experience est, pour Aldous Huxley,
l’objet de digressions litteraires, l’accent est mis, chez Timothy Leary, sur le caractere
strictement scientifique de l’entreprise :
 » Une experience psychedelique, definit-il dans l’introduction generale de son livre,
est un voyage dans de nouveaux territoires de la conscience. Il n’y a pas de limite a
la portee et au contenu de l’experience, mais ses caracteristiques sont les suivantes :
transcendance des concepts verbaux, de la dimension spatio-temporelle et de l’ego ou
identite. De telles experiences de conscience elargie peuvent survenir de differentes
facons : privation sensorielle, pratique du yoga, meditation controlee, extases
religieuses ou esthetiques, ou bien spontanement. Depuis tres recemment, ces
experiences sont desormais a la portee de chacun par la simple ingestion de drogues
psychedeliques, telles le LSD, la psilocybine, la mescaline, la DMT, etc.  »
En parfaite symbiose avec le reve alternatif des annees 1960 – celui d’une liberation
des sens –, le propos en epouse les contradictions : si les fins pronees par Leary vont
a l’encontre des objectifs consumeristes propres a ces annees, l’artificialite et
le pragmatisme des moyens est en accord avec l’esprit du temps. Leary n’omet pas
non plus d’integrer les nouveaux champs de reference ouverts par la generalisation
recente des moyens de communication qui vont marquer la decennie, et des lors
multiplie les metaphores televisuelles :
 » La personne qui fait l’experience pourra etre tranquillement assise tout en
controlant l’ouverture de sa conscience comme un televiseur fantasmagorique
multidimensionnel : elle aura les plus vives et les plus delicates hallucinations –
visuelles, auditives, tactiles, olfactives, physiques et corporelles ; elle connaitra
les reactions les plus subtiles, un discernement compatissant de soi et du monde.  » ;
ou bien :  » Il [le sujet] est frappe par la revelation soudaine […] qu’il participe a un
spectacle televisuel a l’echelle cosmique qui n’a pas plus de substantialite que
les images sur son tube cathodique.  » ; ou encore :  » […] toutes les formes apparentes
materielles et corporelles sont des amas momentanes d’energie. Nous sommes a
peine plus que de petites lueurs sur un ecran de television multidimensionnel. « Ces allusions reiterees et l’insistance sur la nature ondulatoire des phenomenes percus dans l’etat de clairvoyance que permet l’ » experience  » convergent avec les
theories developpees au meme moment par Marshall McLuhan a travers ses deux
livres, The Gutenberg Galaxy, 1962, et Understanding Media, 1964, qui feront date.
Selon le theoricien, notre complexe sensoriel est necessairement redefini par
le developpement des technologies de la communication :
 » […] Nos sens personnels ne sont pas des systemes clos, mais sont sans cesse
traduits l’un en l’autre en cette experience que nous appelons “conscience”.
Les prolongements de nos sens, eux, outils ou techniques, ont constitue tout au long
de l’histoire, des systemes clos incapables de reagir l’un a l’autre et de se percevoir
collectivement. Or, a l’age de l’electricite, l’instantaneite meme de coexistence de nos
nouveaux outils est a la source d’une crise sans precedent dans l’histoire de
l’humanite. Ces prolongements de nos sens et de nos facultes constituent desormais
un champ unique d’experience qui exige leur accession a une conscience collective.
[…] Tant que nos technologies furent des technologies lentes, comme la roue,
l’alphabet ou l’argent, le fait qu’ils etaient des systemes clos et isoles restait
endurable socialement tout autant que psychiquement. Tel n’est plus le cas quand
l’image, le son et le mouvement sont simultanes et globaux en etendue. Un rapport
d’interaction entre ces prolongements des fonctions humaines est aujourd’hui aussi
essentiel pour la collectivite que l’a toujours ete pour l’individu celui de ses sens ou
de ses facultes.  »

Si les aspirations humanistes qui entouraient les premieres decouvertes de Leary
trouvaient une resonance dans ces propos et pouvaient laisser presager une veritable
revolution des mentalites pour le meilleur, le message finira par se dissoudre
– du fait de Leary lui-meme – dans une reappropriation communautaire et mystique
ou s’engouffrera le mouvement psychedelique. Si Alan Watts, figure tutelaire de
la diffusion de la pensee zen dans ces memes annees, denonce la deviance qu’incarne
cette jeunesse, qui a tout a la fois  » suivi et caricature [sa] philosophie « , Timothy Leary,
de son cote, personnage hautement mediatique, sera l’initiateur de manifestations
mythiques qui contribueront tant a la generalisation qu’a l’affaiblissement de cette
ideologie de la liberation de la conscience. Un article de presse de 1967 intitule  » The
Visions of “Saint Tim”  » est symptomatique de la perte d’audience de ses idees :
 » Recemment, Leary a voulu battre les sentiers de la gloire, melant les “sermons”
aux “light shows” multimedia dans ce qu’il appelait des “celebrations” de la drogue
comme voie d’acces a la revelation divine. Le tour, d’une cote a l’autre, n’a pas ete
un triomphe. Tandis que les Light Shows ont intrigue, les prechi-precha indigestes
de Leary lui-meme ont souvent provoque des reactions a son encontre – “imposteur”,
“affreux cabotin”, “raseur total” – et ont meme desenchante de nombreux hippies bien
disposes a son egard.  »
Timothy Leary avait pourtant su utiliser, pour ses celebrations psychedeliques Turn on,
tune in, drop out, les experiences de Lumia Art avec multi-projections, que Gene
Youngblood analysera, dans son etude de reference de 1970 sur les extensions
audiovisuelles de l’homme, Expanded Cinema – et en echo aux idees developpees par
McLuhan –, comme etant  » plus representatives comme paradigme d’une experience
audiovisuelle d’une nature entierement differente, a savoir un langage tribal qui
n’exprime pas des idees mais une conscience de groupe collective.  » C’est a Jackie
Cassen et Rudi Stern que Timothy Leary fera plus particulierement appel. Leur
 » Theater of light « , qui a pu meme accompagner des ballets, des operas, des concerts
de musique classique ou d’avant-garde, mettait en oeuvre de multiples projections
de diapositives, pour produire un art de la lumiere  » contemplatif et paisible par
opposition au chaos de la plupart des environnements intermedia. Ils cherchent a
aiguiser la conscience, pas a la submerger.  »
De nombreuses propositions d’environnements multimedia vont servir de cadre a
l’emancipation psychique de cette decennie nourrie de contestation et de mysticisme,
mais en parfaite osmose avec ses  » prolongements  » technologiques. Parmi les
exemples les plus saillants de ces tentatives, les Single Wing Turquoise Bird, groupe
de Los Angeles plutot ancre dans la scene rock du milieu des annees 1960, se sont
singularises par leurs spectacles indefiniment evolutifs en fonction  » des ego en
interaction du groupe travaillant en harmonie « . Les elements mis en oeuvre, qui vont
des liquides aux projections video, sont les matrices d’un langage fluide qui transcrit a
chaque instant l’etat de conscience du groupe. Cette maitrise du vocabulaire les inscrit,
avec l’USCO, groupe d’artistes et d’ingenieurs pionniers en matiere de performances
multimedia et d’events kinesthesiques aux Etats-Unis, au Canada et en Europe, parmi
les essais les plus aboutis du genre. Precurseurs de ces spectacles, les fameux Vortex
Concerts, dont une centaine furent presentes de 1957 a 1960 au Morrison Planetarium
du Golden Gate Park de San Francisco par Henry Jacobs, poete et compositeur
de musique electronique, et Jordan Belson, cineaste,  » etaient des exemples
quintessenciels de Lumia Art integrant du son dans un environnement intermedia « .
Le dispositif sonore tres sophistique, grace a l’emplacement bien specifique
des multiples haut-parleurs associe a la configuration particuliere du lieu, produisait
une acoustique totalement inhabituelle, et les projecteurs que l’on pouvait controler
– de meme que le degre d’obscurite – permettaient de donner a l’espace toutes
les couleurs possibles. Enfin, les images projetees librement sur le dome (de cineastes
tels que Hy Hirsh, James Whitney…), comme en suspens dans la troisieme dimension,
alliees aux effets stroboscopiques et a toute une palette de projecteurs, dont
le projecteur d’etoiles, pouvaient aller jusqu’a donner le sentiment que  » l’espace
tout entier chavirait « .
(…)

Références

YAYOI KUSAMA

« Je suis prodigieusement intéressée et veux comprendre la relation entre l’homme, la société et la nature.
J’avais en moi le désir de mesurer de façon prophétique l’infini de l’univers incommensurable à partir de ma position, en montrant l’accumulation de particules dans mes mailles d’un filet où les pois seraient traités comme autant de négatifs (…). C’est en pressentant cela que je puis me rendre compte de ce qu’est la vie, qui est un pois. Ma vie, c’est-à-dire un point au milieu de ces millions de particules qui sont les pois (…). »

Kusama colle des pois sur son vêtement et sur le mur.
En collant ces pois, elle met sur le même plan son corps et son environnement. Ici, tout est constitué de pois pour rappeler que l’atome est partout, dans toute chose. L’univers est constitué d’atomes, le corps aussi. 
Les pois mettent sur le meme plan le fini et l’infini, pourtant opposés. 
Kusama unit son corps à l’infini, au tout.
POIS – METTRE SUR LE MEME PLAN – CORPS ET UNIVERS – FINI ET INFINI


Dans « Naked happening orgy and flagburning », Kusama peint des pois sur les corps nus de personnes se trouvant sur le pont. Pour elle un pois représente une personne, et tous les pois, tous les hommes, donc la société. Peindre des pois sur les corps revient à mettre sur le même plan le microscopique et le macroscopique: atome – corps ou corps – univers ou nature – société.

Dans « Naked Happening » Kusama dessine des pois sur des corps nus. Elle lie les personnes entre elles par la nudité et les pois, ce travail suggère l’amour. Le pois lie les hommes et les femmes entre eux, dans l’amour.

Les pois montrent que le corps est fait d’atomes comme chaque élément de la nature

Dans Infinity mirrored room- love forever, Kusama crée une installation qui reproduit l’infini et destabilise le corps et la perception.
Cette installation montre un mandala et ces strates, ces niveaux de conscience qui se superposent comme si c’était vu de profil, ca représente l’infini de notre inconscient et du cosmos.

Dans « Dots obsession »le corps est perdu dans un infini, là on voit la porte qui mène au réel et qui fait sortir le corps du cosmos pour le faire exister.
Dans « ladder to heaven », Kusama suggère le paradis et cherche à relier cosmos et terre.
YOKO ONO

« Cut Piece » est une performance où Yoko Ono invite le public à découper avec une paire de ciseaux ces habits jusqu’à ce qu’elle soit nue.
Elle exprime ici sa volonté de paix dans le monde. Chaque personne (ayant les ciseaux) étant acteur de cette situation. Elle fait cette performance un peu partout dans le monde dans les années 60 et l’a refait cette année à Paris pour protester contre les changements politiques dus au 11 septembre 2001.

MUCHA

En tant que symbole de l’Art Nouveau, il utilisait la publicité pour diffuser en masse son message d’un homme en lien avec la nature.
L’art nouveau défie la technique pour se rapprocher et copier la nature.

JOHN LENNON
Chanson de John Lennon qui exprime son utopie.

                                                  IMAGINE – JOHN LENNON

Imagine there’s no heaven
It’s easy if you try
No hell below us
Above us only sky
Imagine all the people
Living for today…

Imagine there’s no countries
It isn’t hard to do
Nothing to kill or die for
And no religion too
Imagine all the people
Living life in peace…

You may say I’m a dreamer
But I’m not the only one
I hope someday you’ll join us
And the world will be as one

Imagine no possessions
I wonder if you can
No need for greed or hunger
A brotherhood of man
Imagine all the people
Sharing all the world…

You may say I’m a dreamer
But I’m not the only one
I hope someday you’ll join us
And the world will live as one

LEONARD DE VINCI

L’homme est inscrit dans un carré et un cercle pour mettre en évidence sa dimension physique et spirituelle.
Dans la quadrature du cercle (construit à partir du nombre d’or), le carré représente le monde créé, la matière, le savoir. Le cercle symbolise l’infini, le cosmos, la Connaissance.
La quadrature du cercle suggère dans son travail la difficulté d’élever l’homme au divin et montre sa dualité.

La phrase attribuée à Guy Debord (situationnistes) suggère une société sans travail, le paradis.

L’an 01: film utopique qui imagine qu’un jour on arrête de travailler.
http://www.youtube.com/watch?v=WSEpESmR9qU

YONA FRIEDMAN

dans Utopies Réalisables, solutions pour créer une utopie.
http://www.lyber-eclat.net/lyber/friedman/utopies.html

CARL GUSTAV JUNG

 parle d’images collectives situées dans l’inconscient qui seraient communes à tous les êtres, témoignant d’une origine commune inscrit dans notre génôme: il parle d’homme originel.

JEREMY NARBY 

dans serpent cosmique, les origines du savoir, montre l’art des indiens shipibos conibos (indiens du pérou) qui ont acquit une connaissance de la nature et de la médecine différente de la nôtre.

« D’autres Mondes » de Jan Kounen, documentaire sur les Shipibos Conibos

Les Indiens Hopis
se trouvent en Amérique du nord, en Arizona:
L’Histoire De L’Humanité Selon La Tradition Des Indiens Hopis récit



Les Chrétiens
GENESE

25 Tous les deux, l’homme et sa femme, étaient nus, et ils n’en éprouvaient aucune honte l’un devant l’autre. (…)
07 Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils connurent qu’ils étaient nus. (…)
21 Le Seigneur Dieu fit à l’homme et à sa femme des tuniques de peau et les en revêtit.

Mémoire

Je cherche à comprendre l’homme et sa relation avec la nature et la société.

Références

Partir d’une forme, déconstruire et reconstruire autrement.
Partir de l’Adn vu de profil, ensuite changer de point de vue, puis changer d’échelle et multiplier, pour obtenir l’atome.
Partir d’une forme finie et trouver une forme infinie.
Partir de l’image du corps, relier la tête aux pieds, ensuite relier la face au dos, cela donne une sphère. Aplatir, le corps est en rond et en une seule pièce, enfin découper chaque partie du corps et les relier entre elles, tourner d’un quart de tour, coller, pour obtenir un anneau de moebius.
Partir de la méiose en biologie, phase qui crée la matière après fécondation, division, multiplication et séparation, pour créer un corps macroscopique. Le corps de la personne est tout petit par rapport à ce grand corps.

Partir de la forme du corps, extraire des cellules, puis les disposer dans l’espace et trouver des planètes.

Partir de l’image du corps à l’échelle 1, découper des ronds. Evider totalement la matière du corps pour laisser seulement l’enveloppe. Disposer en miroir.

Partir de l’image de la nudité, échelle 1, l’imprimer sur un vêtement ajusté. Rassembler nudité et vêtement, pour obtenir un vêtement complet, qui rassemble l’être originel et l’être social.

Stage

Sur les connaissances des cultures primitives.
D’après le documentaire « D’autres Mondes ».
Jan Kounen filme des indiens d’Amazonie appelés Shipibo Conibos au Pérou, il montre leurs rites et leur connaissance. Des recherches scientifiques poussées ponctuent le documentaire sur leur connaissance en médecine, psychologie, philosophie…
Ces indiens Shipibos-Conibos ont acquit une grande connaissance sur la micro-biologie, ils connaissent l’existence de l’Adn depuis des centaines d’années avant même que James Watson et Francis Crick ne le découvrent en 1962. Cette médecine  prend en compte le sujet dans son ensemble. Ils disent que les maladies sont souvent d’origine psychologiques. Ils soignent des maladies que la médecine occidentale ne peut soigner: cancers, épilepsies, maladies de peau, traumatismes…
C’est dans cette optique que j’aimerais aller à la rencontre de cette culture. Le livre de l’anthropologue Jeremy Narby représente l’Adn, les cellules, les molécules… dans le corps humain, il montre des photos représentant l’art de ce peuple qui montrent leur connaissance de l’Adn et leur vision de la micro biologie.
Ils transmettent cette connaissance grâce à la peinture et la représentation dues aux visions qu’ils ont grâce aux plantes, d’après eux c’est des plantes qu’ils puisent leur connaissance. Leur art est pictural et symbolique, il est d’une richesse immense en connaissances médicales.
Je voudrais voir de mes propres yeux leur art et leur savoir et faire le lien avec d’autres connaissances provenant d’un autre peuple primitif: les indiens Hopis.

Les indiens Hopis vivent en Amérique du Nord.



Ils prétendent avoir conservé grâce à la transmission orale, le récit de l’histoire de l’humanité depuis l’origine. Ils décrivent précisément 4 mondes qui correspondent aux ères géologiques découvertes par les scientifiques. Ils expliquent l’origine du savoir Egyptien, l’origine des civilisations Aztèques, Incas, Mayas… et pourquoi elles ont disparues… Donnant des détails surprenants et inconnus des scientifiques. Beaucoup d’informations se retrouvent dans leur mythologie et donnent du sens à l’histoire de l’humanité et à la perte de ses techniques et de son savoir. Selon eux, l’homme avait une connaissance de la médecine (comme le confirme le savoir médical Shipibo-Conibo) et de la technique, connaissances qui sont différentes de la nôtre.
Ils ont un art qui représente des poupées, appelées Kachinas, qui représente les esprits, qui font le lien avec les hommes et les éléments de la nature.